Le Bâaw Naan : Invocation pour la pluie !
J'ai jamais eut la chance de faire des recherches là-dessus, mais à mon niveau, cette tradition du bâaw naane a bien quelque chose de Grec. Je ne verserais pas certes dans le flot des affirmations gratuites, mais si je comprends bien, c'est un ensemble de rituels exécutés pour charmer, aduler, le "dieu de la pluie" (eh oui les remises à niveau islamiques ne vont surement pas tarder à venir c'est sûr mais je m'en passerais...).
C'est une représentation qui n'est meme pas déguisée pour l'adoration d'un dieu. Et puisque bien avant l'Islam cette pratique était une réalité, donc elle ne peut constituer qu'une séduction au "dieu de la pluie"... ainsi donc, certainement, nous auriont peut-etre un découpage chez nous au Sénégal, comme il a pu etre le cas en Grece avec chaque unité superpuissante, un divinité associée (le soleil, le feu, .....).
Cette pratique consiste en un regroupement exclusivement fémini à part un patriarche qui intervient mais à un moment bien exclusif et sous les nez des non-initiés.
A voir la finesse et la hargne qu'y mettent les séréres, il est libre de croire que ça leur est propre. D'ailleurs pas très différent tout de meme de la pratique des saltigués...!
Alors les femmes portent les habits de leurs maris, sortent toutes et presque sans exceptions, avec des masques ou bien de la poudre sur le visage le cendre généralament).
Elles battent un tam-tam infernal, dansent comme des folles à l'allure déchainée.
Ca démarre vers 17H (coincidance certainement provoquée parce que c'est en ce moment qu'elles auraient achevé toutes les grosses bourdes ménagères et meme la préparation du diner).
Elles dansent sans relache en chantant à rythme strident la fameuse strophe " Maam Yallah daniouy baaw naane ... taala diélli ....."
( Ici, mame yallah doit surment etre une reformulation, car Yallah, Ya Allah, est bien un mot arabe mais injecté avec l'expansion de l'islam, donc il doit y avoir un chant authentique qui venait bien avant... je ne le connais pas malheureusment) !
Pour les wolofs, ça se limite généralement à la danse et aux chants.
Par contre, les sérères eux, associent une extension de "sortie".
Elles sortent du "village" et se rendent en général dans un marigot (le lieu rituel, un bois sacré).
Elles danseront jusque là bas, et le patriarche souligné plutot doit les y attendre.
Elles feront tout un ensemble d'incantations, de voeux et de souples sacrifices.
La finalité est que c'est la pluie qui les chasse depuis le marigot et elles mettent leurs pieds sur leur nuques... une vieilles sérère m'a dit :" Moi, je me retrouvais dans ma chambre juste après la première goutte de pluie"

(comment elle fait:shock: ??? Mystère, et elle dit qu'elle n'est pas la seule !!! beurkkkkk ou coooool???

)